Monde/ Conflit Venezuela Vs USA : Donald Trump privilégie l’ordre martial

Par Frederick Lem Amisa

L’analyse du conflit entre le Venezuela et les États-Unis en ce début d’année 2026 met en lumière une bascule historique : le passage d’une diplomatie de sanctions à ce que de nombreux observateurs qualifient d’ordre martial.
​La situation a franchi un point de non-retour ce 3 janvier 2026, avec des frappes américaines directes sur Caracas et l’annonce de la capture de Nicolás Maduro par les forces spéciales américaines.

​Voici le décryptage de cette confrontation où la force semble avoir supplanté le droit international :

​ L’Ordre Martial : L’Opération « Southern Spear »

​Depuis fin 2025, l’administration américaine, sous la direction de Donald Trump, a délaissé les canaux onusiens pour une approche purement militaire :

​Désignation « Narco-terroriste » : En qualifiant les cartels vénézuéliens et le gouvernement de « combattants illégaux », Washington a appliqué la doctrine de la « guerre contre le terrorisme » (post-11 septembre) au trafic de drogue. Cela permet de justifier des frappes létales sans déclaration de guerre formelle.

​Frappes Unilatérales : Les États-Unis ont multiplié les attaques de drones et de navires dans les Caraïbes, puis sur le sol vénézuélien (frappes terrestres fin décembre 2025 et début janvier 2026), visant des infrastructures pétrolières et des centres de commandement sous prétexte de lutte anti-drogue.

​Blocus Naval : Le déploiement d’une force navale massive (incluant l’USS Gerald R. Ford) a instauré une « quarantaine » de facto, empêchant les exportations de pétrole, ce qui est considéré par beaucoup comme un acte de guerre.

​ Le Droit International au Second Plan!

​Cette stratégie est vivement critiquée par les experts de l’ONU et la communauté internationale pour plusieurs raisons juridiques :
​Violation de la Souveraineté : Les frappes aériennes sur un État souverain sans mandat du Conseil de Sécurité de l’ONU constituent une violation directe de la Charte des Nations Unies.
​Statut des Cibles : Le droit international définit les trafiquants de drogue comme des criminels civils relevant de la police, et non comme des cibles militaires. Les éliminer par des frappes aériennes est dénoncé comme des « exécutions extrajudiciaires ».

​Sanctions comme « Crime d’Agression » : Le gouvernement vénézuélien et ses alliés (Russie, Chine, Iran) qualifient le blocus économique de crime contre l’humanité, arguant qu’il punit collectivement la population civile pour forcer un changement de régime.

Donald Trump est le deuxième chef d’état américain à exfiltrer un chef d’état d’un pays souverain. Le premier était Georges Bush le père dans les années quatre-vingt-dix, qui avait aussi capturé le président du Panama. Cette situation dangereuse augure une situation des rélations internationales tendues en 2026, car les alliés du Venezuela qui sont la Chine et la Russie ont condamnés l’action militaire américaine. Une chose est certaine, « l’ordre Martial  » ou le recours à la force, est de retour, et le droit international est mis dans les tiroirs.

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