RDC/SOTEXKI:Faute d’un management éclairé, la Direction générale ne parvient toujours pas à faire marcher l’entreprise

Par LA RESISTANCE

Bien que la société congolaise Kwanza capital ait racheté 60% des parts de la société de textile de Kisangani –SOTEXKI-, cette dernière attend toujours le financement de l’actionnaire majoritaire qu’est l’Etat.

Pourtant, il existe une existe une Direction générale qui a la charge de faire fonctionner convenablement la société. C’est à elle de rechercher les partenaires ayant des moyens conséquents pour investir dans le capital de cette société qui, pendant la deuxième République, constituait une « certaine puissance » dans l’ex Province orientale. Faute d’un management éclairé et de stratégies appropriées, la société ne parvient plus, aujourd’hui, à atteindre une quelconque vitesse dans la production.

«La Sotexti comptait deux catégories d’actionnaires: l’Etat qui détient 30 % du capital, et les investisseurs privés étrangers qui détenaient 60% du capital. Le groupe Kwanza a racheté ces 60 % », avait-on expliqué dans le chef-lieu de la province de la Tshopo.

Les conséquences de ce rachat? «Nous avons aujourd’hui l’espoir de voir nos machines tourner, à filer le coton et à produire le tissu fini», soutient-on. Pour lui, cette intervention devait permettre à son entreprise de reprendre sa place sur  l’échiquier national et international.

Le soutien du gouvernement attendu

La société travaillait avec 300 salariés, à 40% de son rendement possible. Ce rachat est l’assurance pour la Sotexki que «l’entreprise redevienne compétitive sur le marché, avec l’apport de stock de matières premières et le remplacement de plusieurs machines». Il sied de signaler qu’avant les pillages de 1991, cette société textile employait plus de 2800 agents. En conséquence, dans le cadre du programme du gouvernement portant sur la relance de la production dans tous les secteurs, le chef de l’Etat a tout intérêt à instruire le Premier ministre Sama Lukonde d’octroyer un financement à cette société qui compte beaucoup dans cette province.

Et aussi longtemps que la Direction générale, ou tout au moins, le Comité de gestion de cette société, ne se montrera pas apte à mettre en place des stratégies indispensables pour son bon fonctionnement, la Sotexki continuera à tourner à la vitesse qu’on lui connaît pour le moment, tendant toujours la main vers le gouvernement qui, lui aussi, doit faire un effort, dans le cadre de la relance de la production des unités du pays, libérer sa part dans le capital de la société.

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