RDC/ Politique : Ivan Ilunga dépose une plainte contre Seth Kikuni et consorts pour atteinte à la souveraineté nationale

Par Obed BISIDI

Le président national du Rassemblement pour la Souveraineté et la Démocratie (RSD), Dr Ivan Ilunga, a saisi ce lundi l’Auditorat général des FARDC pour y déposer une plainte officielle contre l’homme politique Seth Kikuni et plusieurs autres figures de l’opposition. Ils sont accusés de « participation criminelle » et de « trahison » à la suite de leur participation à une rencontre tenue à Nairobi, qualifiée par le plaignant de tentative de « déstabilisation de l’État congolais ».

Une plainte fondée sur la défense de la souveraineté nationale

Devant la presse, Dr Ilunga a présenté sa démarche comme un « devoir civique, patriote et citoyen », estimant qu’il était de son obligation de réagir face à ce qu’il considère comme une atteinte grave à la souveraineté nationale. Selon lui, la réunion de Nairobi, à laquelle auraient pris part plusieurs acteurs politiques congolais, aurait été initiée sous l’impulsion de l’ancien président Joseph Kabila, malgré les décisions judiciaires pesant sur ce dernier.« Ceux qui ont répondu à cette invitation ont sciemment ignoré la justice de leur pays. Ils ont, de fait, aggravé la crise de souveraineté que traverse la République démocratique du Congo », a déclaré Ivan Ilunga.

Des accusations lourdesLa plainte, appuyée sur les articles 22, alinéas 2 et 3 du Code pénal (Livre I) et 182 du Livre II, accuse les mis en cause de s’être associés à une « œuvre de déstabilisation » du pays. Il est notamment reproché aux participants d’entretenir une complicité présumée avec des groupes armés opérant à l’Est de la RDC, une région toujours marquée par l’insécurité.L’Auditorat général des FARDC a confirmé la réception officielle de la plainte et a convoqué le plaignant dans un délai de 72 heures pour en confirmer le dépôt.

Des convocations pourraient ensuite être adressées aux personnes visées

Une démarche « pédagogique », selon Ivan IlungaInterrogé sur le caractère politique de sa démarche, le président du RSD a rejeté toute intention de règlement de comptes. « Ce n’est pas une manœuvre politique. C’est une action pédagogique, un rappel du devoir de loyauté que chaque Congolais doit à sa nation », a-t-il insisté.

Un climat politique et sécuritaire tendu

Cette initiative intervient dans un contexte particulièrement sensible, alors que la RDC fait face à de multiples défis sécuritaires dans l’Est du pays et à une montée des tensions entre le pouvoir en place et certaines figures de l’opposition.

Le dépôt de cette plainte ajoute une nouvelle dimension à cette crispation politique, illustrant la fragilité du climat national et la persistance des divisions au sein de la classe politique congolaise.

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