RDC/ITURI : L’utilisation du cyanure par certains exploitants miniers présente un danger pour la population, alerte Max Nissan Amade
Le point focal de la Grande Orientale et chargé de mission du chef de l’État pour la médiation et la résolution des conflits, Max Nissan Amade, a alerté ce lundi 19 octobre 2026 sur les risques environnementaux et sanitaires liés à l’utilisation du cyanure dans certains sites miniers de la province de l’Ituri.

Selon cette grande personnalité, l’utilisation de ce produit chimique dans le traitement des minerais, combinée à une mauvaise gestion des rejets miniers, pourrait représenter une menace pour la santé de la population si des mesures préventives ne sont pas prises par les autorités compétentes.
Max Nissan Amade estime notamment que les rejets issus des activités minières risquent de contaminer les cours d’eau, avec des conséquences sur les ressources aquatiques et la santé des habitants qui dépendent de ces eaux.
« L’utilisation du cyanure en Ituri pourrait, dans un avenir proche, provoquer de graves problèmes de santé si des mesures ne sont pas prises. Le traitement des minerais se fait au moyen de ce produit chimique, dont les rejets sont déversés dans les rivières et les ruisseaux. Cela entraîne des conséquences sur les ressources aquatiques et expose la population qui consomme cette eau. Si l’État congolais ne prend pas de précautions pour protéger la santé de sa population, il devra assumer ses responsabilités. Il faut que l’État prenne des mesures drastiques et impose des sanctions sévères aux exploitants qui utilisent ces produits chimiques sans respecter les normes en vigueur », a-t-il déclaré ce lundi 19 octobre 2026.
Face à cette situation, Max Nissan Amade appelle les autorités congolaises à renforcer le contrôle des activités minières en Ituri, à veiller à la gestion des déchets chimiques et à sanctionner les exploitants qui ne respecteraient pas les règles environnementales.
Il convient toutefois de préciser que les risques sanitaires dépendent notamment des conditions d’exposition et de la contamination éventuelle de l’eau. La présence de cyanure ne permet pas, à elle seule, de conclure à l’apparition de cancers. Des analyses environnementales et des évaluations sanitaires sont nécessaires pour déterminer les risques réels.

