RDC/Crispin Mbindule,PCA du Cadastre Minier et cadre de l’UDPS,en mission d’itinérance au Kasaï Oriental
D’entrée de jeu, signalons que le Cadastre minier –CAMI- est un
organe technique de l’État congolais chargé de la gestion
administrative des titres miniers et de carrières. Sa mission principale
est d’assurer la transparence, la traçabilité et la sécurité juridique
dans l’octroi, le renouvellement et le retrait des permis d’exploitation.
En garantissant une cartographie fiable des zones minières et en
veillant au respect des procédures légales, le CAMI joue un rôle
stratégique dans la lutte contre la fraude, l’exploitation illégale et les
conflits liés aux ressources naturelles. Son action est essentielle pour
instaurer une gouvernance minière responsable, attirer les
investissements et maximiser les retombées économiques pour les
communautés locales.

C’est dans ce cadre précis que le président du Conseil d’administration, Crispin Mbindule, effectue présentement une
mission d’itinérance dans le Kasai Oriental. Cette mission, indique-ton, s’inscrit dans une dynamique de réforme et de structuration du
secteur minier congolais. En rapprochant les services du Cadastre
minier des réalités locales, elle vise à renforcer la présence de l’État,
assainir les pratiques et garantir une exploitation équitable des
ressources. Ce programme ambitieux d’installation des antennes du
CAMI sur l’ensemble du territoire national marque une étape décisive
vers une cartographie minière transparente, inclusive et conforme
aux standards internationaux.
Une mission d’itinérance au cœur du Kasaï
Depuis plusieurs jours, donc Crispin MbinduleMitono, qui est en
même temps cadre de l’Union pour la Démocratie et le Progrès social
(UDPS), sillonne la province du Kasaï dans le cadre d’une mission
d’itinérance stratégique.
À Mbuji-Mayi, chef-lieu du Kasaï Oriental, le PCA du CAMI a
rencontré les autorités provinciales, notamment le gouverneur
intérimaire Daniel KazadiTshilumbayi. Ensemble, ils ont échangé sur les défis liés à l’exploitation minière artisanale, la prolifération des
permis illégaux et la nécessité d’une cartographie minière fiable et
accessible.
La mission menée par Crispin Mbindule poursuit plusieurs objectifs
concrets, notamment:
- Assainir le secteur minier en identifiant et en annulant les titres
miniers fictifs ou irréguliers. - Évaluer le fonctionnement des antennes provinciales du CAMI, en
vue d’une meilleure coordination avec les services centraux. - Préparer l’ouverture de nouveaux bureaux dans les zones non
encore couvertes, pour garantir une couverture nationale effective. - Rapprocher les opérateurs miniers des services techniques, afin de
faciliter les démarches administratives et renforcer la transparence.
Cette démarche s’inscrit dans une logique de décentralisation et de
proximité, en phase avec les orientations du gouvernement congolais
et les engagements de l’UDPS en matière de bonne gouvernance.
C’est ainsi qu’il a mis à profit son séjour à Mbuji-Mayi pour
rencontrer et s’entretenir avec les cadres et militants de l’UDPS à qui
il a remis une enveloppe consistante pour les soutenir dans leur
mission d’implantation du parti dans la province du Kasai Oriental. Il
les a également mobilisé à accompagner comme il se doit le chef de
l’Etat Félix Tshisekedi dans sa lutte contre les ennemis de la
République, et pour la restauration de la paix sur l’ensemble du
territoire national.
Un diagnostic sans complaisance
Rappelons que lors de ses dernières visites sur le terrain, Crispin
Mbindule n’avait pas hésité à pointer les dysfonctionnements
observés dans certaines zones. À Mangi, dans la province de la
Tshopo, il avait dénoncé l’existence d’exploitations illégales opérant
sans permis valide. Ces constats ont renforcé sa détermination à
mettre fin à l’anarchie qui gangrène le secteur minier artisanal et à
restaurer l’autorité de l’État.
En tant que cadre de l’UDPS, Crispin Mbindule incarne une double
légitimité: technique, par sa maîtrise des enjeux miniers, et politique,
par son engagement au sein du parti présidentiel. Sa mission d’itinérance témoigne donc d’une volonté de réforme concrète, loin
des discours théoriques. Elle vise à faire du Cadastre minier un outil
moderne, efficace et au service du développement durable.
La rédaction

