RDC/Kinshasa : L’avenue Kianza vire du gouffre à la rigidité, le Ministre John Banza Lunda salue une métamorphose à plus de 70 %
Autrefois transformée en un véritable lac artificiel où se côtoyaient grenouilles, têtards et vendeurs de vivres frais, l’avenue Kianza, dans la commune de Ngaba, affiche aujourd’hui un tout autre visage. De passage sur le chantier ce week-end, le Ministre des Infrastructures et Travaux Publics, John Banza Lunda, a pu constater de visu la progression spectaculaire des travaux de modernisation exécutés par la Direction provinciale de l’Office de Voiries et Drainage (OVD).
Un sauvetage financier et technique amorcé en mai
Le tournant de ce projet remonte au 14 mai dernier. Lors d’une première visite d’inspection, le constat du ministre était alarmant : malgré la réhabilitation préalable de 600 mètres de chaussée souple et la construction de 1 000 mètres de caniveaux menant à l’avenue Lumumba, la chaussée demeurait impraticable. Face à cette impasse, John Banza Lunda avait immédiatement ordonné un redimensionnement technique global, appuyé par une rallonge budgétaire faisant passer l’enveloppe de 2,9 à 4,3 millions de dollars américains.
Revenu sur le terrain le vendredi 14 juin, ce membre du Gouvernement que dirige Judith Suminwa Tuluka avait déjà noté des avancées décisives, répondant ainsi à l’instruction permenante du chef de l’Etat Félix- Antoine Tshisekedi Tshilombo de mettre les intérêts du peuple en première position. Les deux gigantesques bourbiers qui paralysaient le trafic avaient été totalement aplanis et remblayés.
Depuis, les équipes de l’OVD ont intensifié les opérations :
Élargissement de la chaussée pour fluidifier la circulation routière ;
Construction de nouveaux collecteurs en béton et curage en profondeur des ouvrages existants ;
Coulage d’une piste en béton, garantissant une durabilité accrue de l’infrastructure.
Un taux d’exécution de 72 % malgré une contrainte géologique
Sur le site, le Directeur provincial de l’OVD, Dieudonné Tshimbalanga, a rappelé que la réalité du terrain l’emporte toujours sur les rapports de bureau. Initialement prévus pour durer 45 jours, les travaux ont heurté un obstacle de taille : la découverte d’une nappe aquifère superficielle, non identifiée lors des études préliminaires. Cette contrainte a nécessité une demande d’extension du délai d’exécution, bien que le taux d’avancement physique dépasse désormais les 72 %.
L’OVD intègre désormais la contrainte de la saison des pluies en anticipant la création d’ouvrages capables de collecter et d’orienter efficacement les eaux de ruissellement vers les exutoires naturels.
L’obstacle des constructions anarchiques : des démolitions ciblées en vue
Si l’avenue Kianza est aujourd’hui tirée d’affaire, un problème structurel persiste. Dieudonné Tshimbalanga a formellement alerté le ministre sur l’encerclement de l’exutoire principal du quartier :
« Toutes les avenues parallèles à Kianza ont érigé des constructions anarchiques sur le collecteur. Cette obstruction empêche l’évacuation des eaux de ruissellement qui refoulent sur la chaussée. »
Pour pérenniser l’ouvrage et rétablir l’État dans ses droits, des opérations de démolition s’imposeront comme une étape inévitable. En parallèle, l’OVD accentue la sensibilisation des riverains afin de rappeler que les caniveaux sont destinés au drainage des eaux superficielles et ne doivent en aucun cas servir de dépotoirs pour les déchets ménagers.
CELLCOM MIN ITP

