RDC/Le remariage de Marcelo Tunasi : Le spirituel cède au charnel
Par la RD
Dans une société où les figures religieuses sont perçues comme des modèles de droiture, d’endurance et de cohérence, le pasteur Marcelo Tunasi vient de démontrer, par son comportement, que nul n’est à l’abri de la contradiction. Quelques mois à peine après le décès de son épouse Blanche, avec qui il partageait plusieurs années de vie commune, le leader de l’Eglise « La Compassion » a officialisé son remariage avec une certaine Esther. Une décision qui a fait l’effet d’une onde de choc dans l’opinion nationale.
Le choix de Marcelo Tunasi de se remarier aussi rapidement n’est pas anodin. Il interroge sur la sincérité de son deuil, mais aussi sur la profondeur de l’amour qu’il prétendait avoir pour son épouse défunte. Comment peut-on, après avoir partagé la vie d’une femme pendant tant d’années, tourner aussi vite la page sans même offrir à sa communauté le témoignage d’un temps de deuil digne, sobre et spirituel ? Comment, surtout, un homme de Dieu peut-il prêcher la patience, la tempérance, la sanctification, et, au moment critique de sa propre vie, céder si promptement à l’appel de la chair ?
Ce mariage précipité traduit un décalage criant entre les discours et les actes. Marcelo Tunasi, qui n’a cessé de pourfendre l’Église catholique et d’appeler les jeunes à rester dans le célibat pour un choix éclairé, a ignoré ses propres recommandations. À peine la douleur des funérailles apaisée, il se livre à une nouvelle union qui, selon certaines sources, aurait germé bien avant la mort de Blanche sur initiative de la nouvelle dame, Esther, première à débuter le contact sur les réseaux sociaux. Ces allégations, bien que non confirmées, soulignent le malaise d’une relation que beaucoup jugent indécente par sa précocité.
Loin d’un simple choix personnel, cette décision a des répercussions sur toute une communauté. Les fidèles, souvent jeunes et influençables, y voient le contre-exemple d’un leader spirituel supposé incarner les vertus chrétiennes. Au lieu d’un homme de prière se retirant dans la méditation et la consolation divine, ils découvrent un homme pressé, vite à la besogne, oubliant l’épreuve à peine franchie.
Certains vont jusqu’à penser que l’amour porté à maman Blanche n’était qu’un vernis, un attachement éphémère masqué par une belle rhétorique. Car enfin, comment expliquer qu’un pasteur, censé maîtriser ses émotions et prêcher la retenue, n’ait pas pu se contenir quelques mois, voire une année, avant de se remarier ?
La déception est grande. L’homme qui donnait des leçons tombe de son piédestal. Il ne s’agit pas ici de juger un cœur brisé ni d’interdire l’amour à un veuf, mais de souligner la gravité d’un contre-témoignage public, dans une fonction où chaque geste a valeur d’exemple.
Marcelo Tunasi n’est peut-être pas le premier à tomber dans cette incohérence, mais son statut de pasteur, sa célébrité, et ses discours passés rendent sa chute plus bruyante encore. Le spirituel a cédé au charnel. Et dans ce tumulte, ce n’est pas seulement l’homme qui vacille, c’est aussi la foi des fidèles qui vacille avec lui.

