OCC :Le DG Risasi place des parents et amis du PPRD à des postes clés.

Au lendemain de la déchéance du bureau de l’Assemblée nationale par les députés, toutes tendances confondues, le coordonnateur du Front commun pour le Congo avait déclaré, pince sans rire, que cette plate-forme venait de perdre la bataille et pas la guerre. Cela signifie que d’autres stratégies seraient déjà peaufinées pour que les caciques du pouvoir sortant regagnent du terrain ailleurs. Aujourd’hui, leur terrain de prédilection semble être le portefeuille de l’Etat. C’est ce qui vient de se passer à l’Office congolais de contrôle –OCC- où le Directeur général s’est illustré par des mises en place qui risquent de perturber la paix sociale.
En effet, un climat malsain se prépare présentement au sein de l’Office congolais de contrôle-OCC.Le Directeur général de cet établissement public à caractère scientifique et technique, le dénommé Pierre Risasi Tabu, a signé un gros scandale. En effet, au mépris des dispositions de la Convention collective qui règle les rapports entre la Direction générale et l’ensemble du personnel représenté par le banc syndical, Risasi qui est un parent à Néhémie Mwilanya, coordonnateur du Front commun pour le Congo –FCC-, a procédé à la mise en place et à l’affectation des agents et cadres. Il est curieusement appuyé dans cette démarche inique par le président du Conseil d’administration. Ce sont d’ailleurs les deux responsables qui signent les lettres de notification adressées aux agents ainsi promus.
Un véritable scandale
Ce qui choque dans cette affaire, est le fait que le président du conseil d’administration ainsi que le directeur général, n’ont attribué des postes de responsabilité qu’aux membres de leurs familles respectives, aux amis du PPRD, ainsi qu’aux recommandés de Néhémie Mwilanya. C’est ainsi que, par exemple, l’on apprend qu’un membre de la Ligue des jeunes du PPRD a été nommé à un haut grade, sans tenir aucun compte de la méritocratie. Il en est de même pour le PCA qui a réussi à élever le rang de ses secrétaires jusqu’au grade de directeur et de directeur adjoint.
La nouvelle qui fait le tour de tous les départements de l’Office congolais de contrôle, suscite déjà un tollé au sein de cet établissement public. Les syndicalistes qui sont très remontés contre le Directeur général et le PCA, demandent ardemment que Jean-Lucien Bussa, ministre en charge du commerce extérieur et autorité de tutelle de l’OCC, dont la lettre est évoquée comme soubassement de ces mouvements du personnel, se ressaisisse au plus vite et ordonne l’annulation de la nouvelle mise en place. Dans le cas contraire, qu’il ne s’étonne pas si demain, des troubles éclatent à l’Office congolais de contrôle. Lui qui vient d’adhérer à l’Union sacrée prônée par le président de la République, doit prouver maintenant qu’il demeure un nationaliste, et pas une personne au service du PPRD ou du FCC.
D’ailleurs, tout au début de son mandat, le chef de l’Etat Félix Tshisekedi, avait interdit tout mouvement du personnel au sein des services administratifs de la Fonction publique et dans les entreprises publiques. Le DG Risasi Tabu a agi pour montrer que le FCC n’a pas encore dit son dernier mot. Au ministre de lui prouver le contraire. Nous y reviendrons bientôt !
JM B

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