RDC/Muyej Mangez, une médiocrité à la tête de la province du Lualaba étalée par Fifi Masuka

Par Antoine Belo

Incroyable mais vrai. Qui pouvait croire à cette réalité ? Le gouverneur du Lualaba s’est fait passer comme un bon gestionnaire de cette entité. Il a fallu une dame de fer, Fifi Masuka pour mettre à nu une gestion cavalière du « SAINT ». L’homme a opté pour une publicité mensongère pour s’attirer de la sympathie de son hiérarchie. De la poudre aux yeux,dit-on. Depuis la naissance de cette nouvelle entité politico-administrative, le Lualaba comptait parmi les provinces qui se développent admirablement. Malheureusement, beaucoup de choses se cachent dans la gestion de l’actuel gouverneur que certains, par naïveté peut-être, faisaient passer Richard Muyej pour le bâtisseur. L’actuelle vice-gouverneure Fifi Masuka dénonce dans une lettre adressée aux députés provinciaux, les malversations financières sans compter d’autres antivaleurs mises à charge du chef de l’exécutif provincial.
En effet, la vice-gouverneure Fifi Masuka dénonce dans un premier temps, le fait que le gouverneur Richard Muyej a installé des caméras autour de la résidence de son adjointe au point que tous ses faits et gestes sont filmés. Cela viole l’intimité de cette brave dame. Les deux autorités provinciales s’accusent mutuellement à travers des lettres adressées à l’assemblée provinciale. C’est la vice-gouverneure, Fifi Masuka, qui a tiré la sonnette d’alarme par des dénonciations de détournements des deniers publics et les surfacturations des marchés de gré à gré par Richard Muyej. Dans ce registre, elle mentionne le cas des travaux du centre minier de négoce et la construction de l’aéroport moderne de Kolwezi.
La famille gère la province
Dans une lettre adressée à l’Assemblée provinciale, la vice- gouverneure dit avoir participé à la réunion du Conseil de sécurité au cours de laquelle il avait été décidé d’installer des caméras sur les endroits stratégiques, question d’éviter l’insécurité qui battait son plein. Le rond-point de l’Indépendance, dit «Malu » faisait partie des lieux retenus. A propos de la procédure de passation de marchés jusqu’à la sélection du titulaire, elle ignore tout. Pour ce qui est du paiement de l’entreprise qui devrait installer ces caméras, Fifi Masuka ne connait ni la société, ni le montant des travaux et prestations, encore moins les termes de paiement convenus. Plus grave, ces caméras sont reliées directement aux téléphones de tous les membres du Conseil de sécurité, sauf pour elle qui en est pourtant membre. Les caméras, déplore-t-elle, ont d’ailleurs accès à son intimité. D’autant qu’elles balayent toute sa résidence, enregistrent tout mouvement d’entrées et de sorties. Pour cette violation, son mari se réserve le droit de porter plainte pour atteinte à sa vie privée et au harcèlement psychologique dont elle fait l’objet.
Fifi Masuka ne reconnait pas non plus avoir signé des chèques en blanc pour les comptes qu’elle contresigne avec Muyej. Elle rappelle que la loi des finances interdit pourtant qu’un compte soit géré par une seule personne. La province a plus de 20 comptes bancaires au travers desquels elle reçoit différentes taxes et redevances, mais elle n’a aucune emprise sur ces comptes, ni signature, ni connaissance de transaction ou de relevés. Le seul et unique compte dont elle a connaissance, des transactions et extrait est celui qu’elle contresigne avec le gouverneur et c’est ce dernier qui assure exclusivement la construction de la province, spécialement les bâtiments de l’Assemblée provinciale, du Gouvernorat, de la présidence, de l’Etat-major de la PNC, etc.
Pour ce qui est des accusations à Kinshasa, spécialement auprès de Joseph Kabila, la vice-gouverneure ne comprend rien. Par contre, lors de son dernier voyage à Kinshasa, à l’occasion de l’invitation du président de la République aux vice-gouverneurs femmes et aux présidents des assemblées provinciales pour les consultations, Fifi Masuka dit avoir été interpellée par les hauts cadres du FCC.
Des attributions bafouées
Par ailleurs, à ce jour, la vice-gouverneure révèle que les prestataires, les fournisseurs des biens et services sont ses enfants qui livrent tout, des simples services généraux aux travaux de construction, des routes, des bâtiments. Tandis que son bureau ne fonctionne qu’avec ses propres moyens. Ce qui est grave, d’autant que les membres de l’équipe de Richard Muyej touchent 1000 dollars, et que les siens demeurent impayés depuis près de 8 mois.
Comme quoi, la gestion de Richard Muyej est exécrable et mérite d’être dénoncée avec la dernière énergie. Pour cette raison, Fifi Masuka demande que la commission spéciale de contrôle chargée de vérifier la réaction écrite du gouverneur et ses propres déclarations tire cette situation au clair. Cette commission ad hoc a pour mission de procéder à la vérification de l’usage des fonds empruntés aux banques pour la construction du centre de négoce et de l’aérogare et proposer les voies de sortie de la crise. Vraiment c’est un bois mort à la tete de la province du Lualaba, Fifi a tout déballé.

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