RDC/Cultures:La Rumba congolaise désormais au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO

Par Kerene Yala

La Rumba congolaise, musique popularisée dans le monde entier par des artistes Congolais comme Tabu Ley Rochereau ou Papa Wemba, vient d’être inscrite mardi 14 décembre 2021 sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’Humanité de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO).

Une bonne nouvelle qui enflamme les Congolais de Kinshasa et ceux de Brazzaville. La candidature a été portée conjointement par la République Démocratique du Congo et la République du Congo, d’inscrire ce style de musique très important dans le quotidien des peuples de ces deux pays d’Afrique centrale, sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO.

A en croire Audrey Azoulay, secrétaire générale de l’UNESCO, c’est une nomination historique, un pas vers la gloire surtout une fierté pour la Rumba congolaise qui bénéficie dorénavant d’une reconnaissance internationale, de part son histoire gargantuesque et très riche à partir des années 1930. Les décennies qui suivent l’indépendance des deux pays, à partir de 1960, sont l’âge d’or de la Rumba congolaise avec des icônes éternelles en l’occurrence Grand Kallé, Wendo Kolosoy, Franco Luambo, Tabu Ley Rochereau, Sam Mangwana. Et aujourd’hui avec une nouvelle génération d’artistes comme Fally Ipupa, Ferre Gola, Héritier Watanabe ou Fabregas qui font partie également de cette musique en mutation perpétuelle.

La Rumba congolaise est un genre musical et une danse populaire dans les zones urbaines de la RDC et Congo-Brazzaville. Généralement exécutée par un couple composé d’un homme et d’une femme, il s’agit d’une forme d’expression multiculturelle originaire d’une ancienne danse appelée nkumba (« taille » en kikongo).

Elle est utilisée lors de célébrations et de jours de deuil, à la fois dans les espaces publics, privés et religieux. Elle est accompagnée par des orchestres, des chœurs, des danseurs et des musiciens solistes, qu’ils soient professionnels et amateurs.

« Les femmes ont joué un rôle prépondérant dans l’élaboration de style romantique et religieux. La tradition de la rumba congolaise est transmise aux jeunes générations via les clubs de quartier, les écoles de formation officielle et les organisations communautaires. Par exemple, les musiciens de rumba assurent le maintien des clubs et la formation des artistes apprentis pour la perpétuation de la pratique et la fabrication des instruments », a indiqué l’UNESCO.

La rumba joue également un rôle économique important, car la formation d’orchestres permet le développement d’une forme d’entrepreneuriat culturel visant à réduire la pauvreté. Elle est considérée comme une partie essentielle et représentative de l’identité du peuple congolais et de ses populations de la diaspora. Elle permet également la transmission de valeurs sociales et culturelles de la région, mais aussi la promotion d’une cohésion sociale, intergénérationnelle et solidaire.

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