RDC/Election des membres du Bureau définitif.Mboso-Kabund:Un bon tandem !

Par Pauline Bukasa

C’est ce mercredi que va se dérouler à la chambre basse du Parlement, l’élection des nouveaux membres du Bureau définitif. A cet effet, les observateurs sont d’avis que les élus de la nation opteront pour la sagesse et l’intelligence du ticket présenté par l’Union sacrée de la nation aux fins de présider aux destinées de cette importante institution.

La gestion des ambitions au sein de l’Union sacrée de la nation portée par le chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, n’a pas été facile. Il fallait s’y attendre. Des mécontentements étaient donc bien prévisibles. On le constate par les remous suscités par les candidatures invalidées pour des raisons bien précises. C’est justement ce nouveau bureau qui procèdera à la clôture des travaux de la session extraordinaire.
Pour diriger cette importante institution du pays, l’Union sacrée de la nation  a jeté son dévolu sur le ticket formé par l’actuel doyen d’âge, Mboso Nkodia Pwanga, et l’honorable Jean-Marc Kabund, président intérimaire de l’Union pour la démocratie et le progrès social-UDPS.

A propos du président du bureau d’âge, il y a lieu de souligner le fait que ceux qui ne connaissent pas son passé, ne s’attendaient pas à ce que Mboso Nkodia Pwanga, soit en mesure de conduire les travaux de l’Assemblée nationale après la déchéance de l’ancien bureau définitif dirigé par Jeanine Mabunda. Un ancien ministre originaire pourtant du même terroir que lui, s’est même permis –sans raison aucune- de mettre en doute sa véritable date de naissance. Il a évidemment été confondu par les services de la Commission électorale nationale indépendante –CENI- qui détient des informations fiables sur tous ceux qui ont concouru aux dernières joutes électorales.
En si peu de temps, cet ancien cacique du régime Mobutu a étalé sa grande expérience en matière de gestion des hommes et des institutions publiques.

En effet, face aux élucubrations de certains cadres du Front commun pour le Congo, Mboso Nkodia Pwanga a toujours eu les mots justes, pour les contredire. Tel est notamment le cas des compétences de son bureau d’âge. En réaction aux insinuations des députés du FCC concernant les attributions du Bureau d’âge, le doyen Mboso a expliqué que les arrêts de la Cour Constitutionnelle sont clairs. Pour lui, son bureau agit conformément aux textes, notamment la constitution, le règlement intérieur de l’Assemblée nationale, et les arrêts de la Cour Constitutionnelle. Il a même haussé la voix en disant que l’«on ne doit plus continuer à tromper l’opinion avec des mensonges. Oui, la constitution est claire, oui le règlement intérieur est clair, oui, les arrêts de la Cour Constitutionnelle sont clairs. Le bureau d’âge ne s’est pas attribué des compétences. Face à une situation exceptionnelle, nous avons recouru à l’institution compétente qu’est la Cour Constitutionnelle qui a la compétence de régler la vie politique nationale. Qui peut contester cette compétence à la Cour Constitutionnelle »?, s’est-il interrogé. Et d’ajouter : «Alors, je pense que nous devons arrêter de tromper l’opinion nationale et internationale», a-t-il martelé le mercredi 27 janvier 2021 lors de la plénière consacrée à l’examen de la motion de censure contre le Premier ministre sortant Sylvestre Ilunga Ilunkamba, chef du gouvernement.
Concernant la même controverse sur les compétences du bureau d’âge à statuer sur la motion de censure, Mboso Nkodia répond: «La haute cour avait habilité le bureau à exercer le contrôle parlementaire. Lors de l’ouverture de notre session extraordinaire, l’ordre avait été adopté avec ce point. Le gouvernement ne vient pas répondre au bureau d’âge, mais plutôt à la plénière qui l’avait investi. Il faut arrêter de tromper l’opinion», a-t-il précisé.  Il s’est  montré ainsi très perspicace dès son installation au perchoir de l’Assemblée nationale après la déchéance de l’ancien bureau. Un bon tandem au perchoir
Christophe Mboso N’Kodia Pwanga est un homme politique congolais. Il est originaire de la province du Kwango. Diplômé en sciences politiques et administratives de l’Université de Lubumbashi, il fut élu commissaire politique du MPR Parti-État en 1977, et nommé membre du comité central du MPR en 1982. En 1990, à la faveur de la démocratisation, il crée avec Joseph Ileo le Parti démocrate et social chrétien (PDSC). Informé, Mobutu le rappelle et le fait ministre à plusieurs reprises entre 1990 et 1997 (santé publique, portefeuille de l’État, sports et jeunesse, agriculture). Après avoir été candidat à l’élection présidentielle de 2006, Christophe Mboso est actuellement député national et président d’un parti qui compte des députés au Parlement.

Le vieux sage sera assisté dans ses fonctions par un jeune qui ne recule devant aucun obstacle dès lors qu’il s’agit des intérêts de la nation. C’est dire que la présence de Jean-Marc Kabund aux côtés du président Mboso, aidera beaucoup à conduire à bon port, cette institution appelée à tout faire pour le bon déroulement du processus démocratique en cours dans notre pays.

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