RDC-Ituri : La société civile hausse le ton suite à la persistance des massacres des civils

Par Abdoul Lazo

Dans une déclaration faite à la presse ce mercredi, 07 avril, la coordination de la société civile, forces vives de l’Ituri peint un tableau sombre de la situation sécuritaire de l’Ituri et demande au chef de l’État de mettre fin à cette situation macabre comme promis lors de son passage en Ituri en juin 2019.

De janvier au début avril, l’Ituri a enregistré plus de 200 morts, pillages des bêtes et des biens de la population, incendies des maisons et plusieurs autres dégâts énormes. La société civile de l’Ituri fustige également l’assassinat de 5 personnes, découpées en machette en chefferie des Mambisa dans le territoire de Djugu, le 06 avril dernier; la mort en date du 5 avril d’un chef de groupement de chefferie des Banyali-Tchabi qui a piétiné une mine installée par les ADF/Nalu. 26 personnes enlevées au village de Boga dans le territoire d’Irumu par les ADF sont restées introuvables jusqu’à ces jours.

Il y a lieu de rappeler que du 02 au 03 avril, 7 sujets ougandais qui venaient ravitailler les miliciens de la CODECO ont été interceptés et arrêtés par les services de sécurité à Mahagi, territoire frontalier avec l’Ouganda. Au littoral du lac Albert, à moins de 50 km de Bunia, les miliciens lourdement armés ont réussi à chasser la population riveraine et se sont installés à Gbi, un village au bord du lac Albert, dans le territoire de Djugu, il y a de cela plus de 5 jours passés.

La province de l’Ituri est devenue un mouroir, suite aux atrocités des rebelles armés qui ont atteint un niveau insupportable.

Suite à ce tableau sombre de la situation sécuritaire en Ituri, la société civile demande à l’Etat congolais d’imposer la paix en éradiquant tous les groupes armés actifs en Ituri; de démanteler toutes les barrières érigées illégalement par les groupes armés, qui y perçoivent des taxes sur les différentes routes de l’Ituri; d’accélérer avec le processus de DDRC et d’assister en toute urgence les déplacés et les enfants malnutris puis les réinstaller dans leurs villages respectifs.

À la population, elle demande de continuer à faire confiance aux FARDC; de dénoncer tout cas suspect; de ne plus céder à la manipulation et surtout de cultiver la paix, gage de tout développement.

Aucune réaction jusque-là de la part du gouvernement.

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