RDC/Journée de sensibilisation sur la lutte contre les violences sexuelles : Christelle Vuanga sensibilise les leaders d’opinion

Par Pius Romain Rolland Ngoie

C’est dans la salle de Banquets du Palais du peuple, que l’honorable Christelle Vuanga a réuni les leaders d’opinion autour de la table ronde sur la lutte contre les violences basées sur le genre.
Présidente de la Commission Genre, Famille et Enfant de l’Assemblée nationale, elle a réuni autour de cette question : journalistes, pasteurs et influenceurs en ce Samedi 11 décembre 2021.
Après le mot de l’honorable Anne Marie, Présidente du Réseau de femmes parlementaires suivi de celui de la Présidente de la Commission permanente Genre, Famille et Enfant, l’honorable Christelle Vuanga qui a souhaité le bienvenu aux participants, cinq interventions ont fait l’objet d’exposé des sujets, à savoir Madame Florence Boloko qui a exposé sur les violences basées sur le Genre, de quoi parle-t-on?
Ici, il s’est agi d’identifier les éléments de langage et type de comportement en rapport avec la lutte contre les violences faites aux femmes ; renforcer les capacités des influenceurs et leaders d’opinion sur la société.
Elle a relevé le fait qu’à l’Est de la République Démocratique du Congo, le viol a été utilisé comme arme de guerre. Aujourd’hui, ce viol s’est étendu sur l’ensemble du territoire national aux travers les violences sexuelles, domestiques, verbales.
Elle a invité tous à la dénonciation des actes de viol et violences, dont l’objectif est d’arriver à tolérance zéro. Toute fois, elle a relevé les mécanismes de la prise en charge des victimes, dites survivants à travers les cinq centres hospitaliers intégrés multisectoriels dans la ville de Kinshasa, et 13 centres sur l’étendue du pays.

La seconde intervention est celle de Madame Léonie Kandolo, sur comment accompagner la lutte contre les violences basées sur le Genre (VBG) à travers la musique et le média : les éléments de langage notamment violence faite sur tout individu par la parole, le langage, la gestuelle, le film dégradant. Elle a relève que le mariage ne peut pas être un objet de violence, cependant privé son conjoint de ressources économiques peut constituer une violence, lui refuser de poursuivre ses études en est une autre forme de violence; la demande excessive de la dot est une forme de violence en plus, en ce que nos coutumes ne peuvent pas nous amener à faire du mal à autrui.
Pour ce faire, elle invite les professionnels des médias à faire large échos dans les différentes émissions et leur prestation médiatique. Pour elle, les médias ont une lourde responsabilité d’éduquer la masse et éveiller les consciences humaines.

La troisième intervention est celle de Maître Liévin Gibungula relative aux violences basées sur le Genre et les célébrités : problématique et engagement. Celui ci met en cause certaines célébrités qui usent de leur position en abuser aux femmes. Le cas des pasteurs qui conditionnent certaines protocoles au lieu de culte.

Cependant, l’orateur déplore parfois le fait que certains survivants dépourvus des moyens ne parviennent pas à Ester en justice leurs bourreaux. Ces obstacles conduisent parfois à la transigéance entre les familles. D’où, sa plaidoirie aux élus nationaux de légiférer dans le sens d’exampter les victimes et/ou survivants sexuels des frais de justice afin de traquer les puissants qui abusent de leur position et/ou célébrité.

S’en est suivi le jeu de questions réponses peu après le mot de conclusion de l’honorable Christelle Vuanga, qui, désormais ouvre les portes de la Commission Genre, Famille et Enfant aux professionnels des médias, pasteurs, influenceurs. Bref, à tout leaders d’opinions susceptible de dénoncer les méfaits de la violence basées sur le Genre, en sigle VBG.

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