RDC/Lomami:L’Espace inter plateforme de la jeunesse plaide pour l’instauration des langues locales et non nationales dans l’enseignement de base

Par Johnny Kasongo Kasongo

Si les uns parlent de l’agression culturelle, les autres par ailleurs qualifient ce projet de Willy Bakonga d’anachronique.

S’il est prouvé et démontré que l’enseignement de base doit se faire dans la langue maternelle, il est plus que normal que le Songye, le Kanyok, le Tshiluba servent de véhicule de cet enseignement dans la province éducationnelle de Lomami. «  Et moi qui écrit ici je suis le produit de cette expérience de l’utilisation de la langue maternelle comme langue d’enseignement», fait savoir un notable craignant un éventuel  «suicide culturel».

Pour Dieudonné Ngoyi Kiuma, le Songye par exemple, n’est pas un dialecte mais bien une langue. Une langue qui a fait l’objet de plusieurs études linguistiques depuis l’époque coloniale, une bible en Songye existe depuis une décennie et demie. De nombreux linguistes européens et africains ont étudié cette langue et plusieurs publications scientifiques sont disponibles.

Pour votre gouverne, les Lomamiens demandent à Willy Bakonga de s’imprégner de la politique linguistique de la République Démocratique du Congo portant sur le plurilinguisme propre à la RDC et la politique linguistique appliquée depuis l’époque coloniale à ce jour

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