RDC/Scandale au quartier Joli Parc. Les habitants privés d’une issue d’entrée et de sortie suite au blocage de l’avenue Amato

Par MBB

Dans notre pays, certaines personnes qui détiennent une parcelle d’autorité ou qui disposent des parapluies en hauts lieux en profitent toujours pour poser des actes au détriment de leurs compatriotes. C’est ainsi par exemple que dans le secteur de l’habitat, plusieurs quartiers de la capitale, des avenues sont bloquées, des caniveaux sont intentionnellement bouchés simplement parce que ceux qui se considèrent comme les hommes forts du pays, y habitent ou font ériger des maisons au profit des membres de leurs familles. Tel est notamment le cas de l’avenue Amato, dans le quartier Joli Parc, dans la commune de Ngaliema.
Depuis des mois, cette avenue est bloquée, pour des raisons qui lui sont propres, par un certain Dikoka, présenté comme assistant à l’Institut supérieur des techniques appliquées-ISTA- et proche du secrétaire général à l’Habitat, Mabulena Massamba. Privant ainsi les habitants du quartier de toute possibilité d’entrée et de sortie. L’on apprend que toutes les démarches menées auprès de ce secrétaire général à l’Habitat, pour ouvrir cette avenue à la circulation, se sont heurtées à un refus de la part de ce dernier. Pourtant, les agents des services de l’Habitat qui passent régulièrement dans le quartier et à qui ce problème a été posé, avaient déjà perçu des occupants des sommes allant de 1750 dollars pour la location d’un tracteur et de 400 dollars pour leurs frais de déplacement afin d’exécuter le travail de réouverture de ladite avenue. A ce jour, rien n’est fait.

Une auto-prise en charge

Face à cette situation qui les pénalise dans la mesure où pour entrer ou sortir du quartier, ils doivent emprunter des voies détournées, les occupants ont décidé de se prendre en charge. A cet effet, ils informent le ministre d’Etat en charge de l’Urbanisme et Habitat, Pius Muabilu, les autorités urbaines ainsi que les services de sécurité sur les conséquences qui pourraient résulter des travaux qu’ils comptent faire pour ouvrir l’avenue Amato à la circulation. Ils refusent de continuer d’être pris en otage par un individu qui se dit soutenu, voire protégé par le secrétaire général à l’Habitat dont le comportement ne correspond pas à la vision de son ministre.

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