RDC/Fonds Forestier National (FFN):Un DG, ami de Félix Tshisekedi sème la terreur, à lui seul 10 policiers pour sa garde !

Par PB

Fatshi sommé de retirer sa confiance au DG Mulumba Kalala.
L’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) a lutté 37 ans durant contre les régimes successifs au pouvoir en République Démocratiques du Congo afin d’obtenir la gestion de l’Etat débarrassée de toutes les antivaleurs, en l’occurrence la corruption, le tribalisme, le clientélisme, le népotisme et le favoritisme.

Aujourd’hui aux affaires, l’UDPS, à travers ses cadres promus, ne devrait en aucun cas se comporter comme les prédateurs d’hier. Malheureusement, c’est ce qui est entrain de se passer au Fonds Forestier National, FFN en sigle, où il a plu au Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, de nommer à la Direction générale de cette Structure importante du ministère de l’Environnement, un membre de la diaspora et cadre de l’UDPS, sieur Honoré Mulumba Kalala.
Nommé directeur général du FFN par ordonnance présidentielle n°20/136 du 23 septembre 2020, Honoré Mulumba Kalala a suscité beaucoup d’espoir auprès de l’ensemble du personnel au motif qu’il appartenait au même parti du président de la république qui prône des valeurs.
Mais ce fut sans connaitre cet homme qui semble être en déphasage complet avec la philosophie du sphinx de Limete sur l’Etat de droit.
A peine arrivé, et du haut de sa méconnaissance affreuse des bonnes règles de la gestion publique, le DG Honoré Mulumba Kalala a engagé 21 personnes, toutes affectées dans son cabinet, au mépris de l’organigramme et des statuts du FFN, et se fait entourer de 10 policiers pour sa garde personnelle. Un potentat en herbe donc.Les dix éléments créent la terreur vue leur nombre exagéré.
Parmi ce personnel pléthorique, il y a une demoiselle du nom de Patricia Tshisekedi, son assistante principale, que monsieur se complait à présenter pour la petite sœur du président de la république. Comble du trafic d’influence, monsieur Mulumba Kalala s’affiche, lui, devant les agents et cadres du FFN comme l’ami personnel du Chef de l’Etat avec qui il partagerait un repas chaque soir.
Pourtant, au lendemain de sa prise des fonctions, le président de la république avait réuni sa famille biologique au domicile du patriarche Etienne Tshisekedi pour tirer les oreilles des uns et des autres sur le fait qu’il n’acceptera jamais cette pratique de trafic d’influence de la part de ses frères, sœurs, amis et connaissances.

Outre le trafic d’influence, le DG Mulumba a instauré le clientélisme et le favoritisme au sein du FFN. Il accorde comme bon lui semble des avantages monstres aux uns et aux autres, le calvaire. C’est ainsi qu’à son directeur de cabinet, un retraité et ancien SG au ministère du Développement Rural, il a donné un salaire de 2.850 $USD ; à son directeur de cabinet adjoint, un retraité et ancien directeur au ministère de l’environnement, il loue un salaire de 2.350 $USD ; à son Secrétaire particulier, il verse mensuellement 2. 320 $USD, au moment que les directeurs en fonctions au FFN touchent à peine 2.400.000 CDF soit 1.200 $USD.
Sur le plan administratif, c’est un bilan catastrophique. Car, depuis sa prise de fonctions, aucune réunion du comité de gestion n’est tenue. Tout ce qui l’intéresse pour l’instant, c’est de pouvoir revisiter les textes organiques du FFN, sans associer à ce travail les autres membres du Conseil d’Administration et du comité de gestion.
Monsieur Honoré Mulumba Kalala s’est permis même de s’arroger les prérogatives du Conseil d’Administration en recrutant deux personnes au grade de directeur chargées respectivement de recouvrement et des Finances. En véritable potentat, Il a tout bonnement refusé de requérir au préalable l’avis du ministère de tutelle ni celui du Conseil d’Administration.
Concernant sa gestion, celle-ci est aussi opaque que calamiteuse. A en croire notre source, depuis la venue de ce DG, les provinces ne reçoivent plus les frais de fonctionnement, mettant par conséquent les antennes provinciales dans l’incapacité de rendre le service qu’on attend d’elles. A la place des instructions et des directives pour améliorer le rendement du Fonds, le DG a choisi de procéder par des intimidations et autres menaces en créant par ce fait une situation très stressante pour les agents et cadres.

En tout cas une situation peu propice pour le travail de qualité.
Ce diaspora sorti de nulle part, bombardé Directeur général à la faveur de l’alternance au sommet de l’Etat, n’a aucune intention de servir la nation encore moins le Président de la république qui a cru en ses compétences. Pour illustration, il a transformé le FFN qui est un service hautement technique de l’Etat en une Eglise où tous les agents devraient y prier. Il semble que le monsieur est pasteur et responsable de l’Eglise dénommée « Centre Missionnaire Chrétien la Trompette Strinera ». Au FFN, ne peuvent bénéficier de l’attention particulière et autres faveurs que des agents et cadres qui vont prier dans cette Eglise, tout en prenant soin d’y laisser sous formes des offrandes et actions de grâce des enveloppes consistantes. Comme on le voit, le FFN est devenu une cellule de son Eglise.
Au bénéfice des autres catégories des travailleurs qui ne vont pas à l’Eglise, mais soutiennent aveuglement sa gestion catastrophique, le DG Mulumba Kalala a crée une structure au sein du FFN baptisée « Union sacrée », par laquelle passe quelques libéralités et largesses pour leur fanatisme.
En raison de toutes ces dérives ci-haut évoques, le précieux projet «Jardins scolaires pour un milliard d’arbres à planter à l’horizon 2023 », initié par le Président Félix Tshisekedi, officiellement lancé par lui-même le 05 décembre 2020, à l’occasion de la journée nationale de l’arbre, est maintenant dans les oubliettes. Alors que bien avant l’arrivée de ce DG, le FFN avait déjà fait un travail remarquable dans ce sens par l’implantation des pépinières à travers le pays, destinées à la matérialisation de l’initiative présidentielle.

A ce sujet, il sied d’indiquer que monsieur Mulumba Honoré avait trouvé dans la caisse du FFN 110.000 dollars américains de réserve de reboisement devant permettre à mettre sous terre les pépinières. A la grande surprise de tout le monde, cet argent a pris une destination inconnue.
Il en est de même du projet du reboisement du site de Mont-Ngaliema qui a connu une forte implication de la Présidence de la république et du ministère de l’Environnement. Ici, 34 ha avaient été reboisés. Malheureusement, depuis la venue du DG Mulumba, il n’y a plus de suivi.
La situation au sein du FFN est ce jour d’une gravité telle que certains haut cadres ont décidé de lancer l‘alerte en direction de l’autorité suprême du pays, afin d’empêcher le suicide de cette importante structure technique de l’Etat par un directeur général sans scrupule.
En effet, en date du 14 janvier 2021, plusieurs directeurs ont dénoncé les agissements du groupe FFN Union sacrée qui multiplient des voies des faits et des propos discourtois à l’endroit des camarades travailleurs qui ne partagent pas leur manière de faire.

Cette situation a installé un climat très malsain au sein du Fonds, fragilisé la cohésion entre les travailleurs et l’unité entre les mandataires. Au point de créer une véritable bombe susceptible à exploser à tout moment.
Comme on le voit, il existe aujourd’hui au sein du FFN un groupe des travailleurs qui se croient au-dessus du Statut et du règlement intérieur. Par la faute du DG, ils affichent sans cesse un comportement d’une indélicatesse caractérisée, dont l’exubérance gêne la pudeur, la courtoisie, la bienséance et le respect dû aux supérieurs hiérarchiques.

Pire, ces agents majoritairement affectés à la direction générale, font des promesses fallacieuses d’engagement et de meilleur positionnement lors des prochaines mises en place aux temporaires et aux agents démunis éparpillés à Kinshasa et en provinces, moyennant somme d’argent. Ce qui étonne, c’est le fait que ces gens le font sous le couvert du DG, sans aucune inquiétude. Dommage.
Si hier, la diaspora congolaise n’a pas aidé M’zee Kabila à assoir son pouvoir, l’on ne voit pas comment celle revenue à la faveur de l’alternance au sommet de l’Etat le ferait. Il suffit de scruter les comportements de ces différents congolais venus d’ailleurs partout où ils ont une parcelle de pouvoir, pour se convaincre de leur inutilité. Le Président de la république, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a bien fait de les mettre à l’épreuve, ils ont tous déçu les attentes des congolais. Le temps est venu de les mettre hors d’état de nuire les actions du Chef de l’Etat en faveur de sa population.

LA RÉDACTION :+243999997401

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