RDC/Gestionnaire du programme sino-congolais.Moïse Ekanga annoncé à l’Union Sacrée de la nation !

Par JMB

Pendant les différents mandats de l’ancien président, c’est Moïse Ekanga qui a géré tous les dossiers relatifs à la coopération entre la RDC et la Chine populaire. Cette coopération bilatérale, on se le rappelle, passait essentiellement par le Bureau de coordination et de suivi du programme sino-congolais –BCPSC-, une structure paraétatique que gérait l’homme d’affaires Moïse Ekanga. Grâce notamment au programme des cinq chantiers que ce dernier aurait, murmure-t-on, accumulé d’importantes rétro-commissions.
Deux ans après l’alternance intervenue au sommet de l’Etat, Moise Ekanga aurait estimé indispensable de se mettre à l’abri d’éventuels contrôles par l’Inspection générale des finances, ou d’éventuelles poursuites judiciaires. Pour cela, dit-on, il aurait opté pour son adhésion à l’Union sacrée de la nation portée par le chef de l’Etat Félux Tshisekedi.
Rendre compte de sa gestion
Cependant, des organisations de la société civile demandent avec insistance que soit admise l’incompatibilité de ses fonctions de sénateur et de secrétaire exécutif du bureau supervisant le programme RDC-Chine. Elles insistent pour que celui-ci
rende compte et fournisse des explications claires au sujet de la réhabilitation des infrastructures de base, et particulièrement des routes à travers le pays. Au regard de la détérioration des avenues de la ville de Kinshasa quelques années seulement après leur réhabilitation par les coopérants chinois, l’on veut savoir comme Moise Ekanga a géré le bureau de coordination du programme sino-congolais, quel bilan peut-il dresser de ce programme, et qu’a-t-il prévu pour conserver à bon état les routes qui ont été construites.
Ces questions devraient être résolues depuis que les sociétés chinoises qui étaient commises à ces travaux ont disparu de la circulation. Les observateurs s’étonnent du fait que des routes construites officiellement selon «le standard international et conformément au contrat signé» entre Pékin et Kinshasa, se détériorent les unes après les autres. Pour beaucoup donc, la gestion de Moïse Ekanga fait apparaître le manque de transparence.

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