RDC/Grève à la société de transport Transco,le programme social de Félix Tshisekedi saboté !

Par JMB

Pendant que d’un côté, le chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, s’emploie à mettre en œuvre son programme d’action dont l’un de volets porte sur le social de la population, de l’autre, ses détracteurs, tapis dans l’ombre, recourent eux aussi à des stratégies machiavéliques pour le faire échouer, et bien sûr, provoquer la colère de la population. Tel est notamment le cas de transport en commun dans la ville de Kinshasa.
En effet, depuis ce lundi 26 juillet, une grève paralyse la société de transport en commun Transco. Ses bus ne sont pas visibles dans les artères de la capitale comme d’habitude.Cela a occasionné évidemment de sérieuses difficultés de déplacement pour les travailleurs et les élèves qui sont arrivés en retard à leurs lieux de service et aux écoles. Et l’on devrait s’attendre à ce que le soir, de longues files de personnes marchant à pied se forment le long des principales artères de la ville de Kinshasa.
L’on apprend que cette grève est motivée par non le paiement de plusieurs mois d’arriérés de salaires et de primes.
Cette grève intervient au lendemain du séminaire organisé à l’intention des membres du gouvernement de l’Union sacrée pour obtenir des instructions précises de la part du chef de l’Etat en vue d’une meilleure coordination de leurs actions.
Une main noire derrière cette grève ?
Cependant, la méthode utilisée pour provoquer cette grève n’est pas conforme aux dispositions du Code du travail. En effet, la réclamation de paiement des arriérés de salaires ou le déclenchement d’une grève est bien spécifié par ce document officiel, et toute action dans ce sens passe par l’Intersyndicale qui représente les travailleurs. Cette procédure n’a pas été suivie. D’où la désagréable surprise du banc syndical de Transco. Pourtant, dans un communiqué signé le 24 juillet par trois délégués syndicaux, il est dit que des démarches sont menées auprès du gouvernement pour obtenir l’appui nécessaire devant permettre le fonctionnement normal de cet établissement public, de manière à l’aider à rendre des services appréciables à la population, tout en améliorant les conditions de vie et de travail de son personnel. Cela passe, selon le même communiqué, par l’apurement des arriérés de salaires accumulés pendant la période de Covid-19 et la congestion du trafic causée par la construction des sauts de mouton. L’Intersyndicale dit aussi se battre pour obtenir l’appui du Gouvernement devant compenser la perte des recettes liée à l’application des mesures contre la troisième vague du Covid par la limitation du nombre de passagers dans les bus; le fond de roulement non encore libéré à ce jour depuis la relance des activités avec de nouveaux bus; la subvention d’équilibre à verser régulièrement par le Gouvernement afin de compenser le manque à gagner du tarif de 500 FC la course, non réajusté depuis 2013.
A cet effet, les syndicalistes disent avoir participé à une séance de travail le 23 juillet 2021 avec le Comité de gestion afin d’harmoniser les vues et d’apporter les meilleures réponses aux questions soulevées par le personnel.
Au lieu de soutenir les syndicalistes dans cette démarche, ces derniers sont surpris par l’activisme de certains agents qui se sont mis à publier sur les réseaux sociaux de fausses nouvelles incitant le personnel à la révolte et provoquer la paralysie de Transco. En conséquence, l’Intersyndicale exhorte le personnel à reprendre le travail en attendant l’aboutissement des démarches en cours.

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