RDC/Kasaï:les services étatiques piétinent la reglementation de traversée sur la rivière Kasaï par pirogues prises par le Gouverneur

Par Arsène Clément KASAMPU

Depuis plusieurs mois de l’effondrement du pont Kasaï, le seul moyen de traverser la rivière reste les balenieres et pirogues. Soucieux d’assurer la protection des populations qui traversent la rivière Kasaï, le Gouverneur de province du Kasaï a annoncé dans une circulaire les mesures d’encadrement, entre autres:l’Interdiction des pirogues useés de trafiquer sur les eaux de la rivière Kasaï ;
l’interdiction des hors bords et aussi interdiction d’ambarquer plus de 5 personnes dans les pirogues, pour citer que celles là. Selon l’esprit de la note circulaire de Dieudonné PIEME gouverneur du Kasaï, la traversée devrait s’effectuer de 6h30 du matin à 18h30 chaque jour de la semaine. Il a été également prohibé dans cette circulaire, le transport des marchandises dans les munies pirogues.

Toutefois, ces mesures prises par l’exécutif provincial souffrent d’application aux différents endroits , considérés comme port ( libongo en langue lingala), alors que plusieurs services de l’État y sont affectés pour recouvrir les taxes.On peut voir les munies pirogues/ hors bords, appelées « dingue » continuent de transporter plus des personnes, à la place de 5 imposées par l’autorité provinciale, en plus des marchandises, les pirogues à pagailles ou sans moteur opèrent sur la rivière même la nuit à 21heure passée pour plusieurs minutes sous l’œil impuissant de services étatiques.

Toutefois, malgré la promesse du gouverneur de province Dieudonné PIEME de prendre en charge leur traversée tous les jours que le pont est affaissé.Promesse ! « Aucune pirogue n’assure la traversée des élèves gratuitement comme le gouverneur l’a dit autrefois »,lache un enseignant trouvé au bord de la rivière Kasaï, qui a requis l’anonymat. Allégation confirmée par quelques élèves rencontrés surplace.

Notez que les efforts pour entrer en contact avec le ministre provincial de transport et voies de communication n’ont pas abouti.

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