RDC/L’Assemblée nationale mérite d’être dirigée par Mboso Nkodia

Par BB

La gestion des ambitions au sein de l’Union sacrée de la nation que prône le chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, ne sera pas du tout aisée. Des mécontentements étaient bien prévisibles. On en veut pour preuves les grincements de dents que l’on enregistre déjà au moment du dépôt des candidatures dans les différents postes du bureau définitif de la chambre basse du Parlement dont l’élection est prévue avant la clôture de la présente session extraordinaire.
Ceux qui ne connaissent pas son passé, ne s’attendaient pas à ce que Mboso Nkodia Pwanga, doyen du Bureau d’âge, soit en mesure de conduire les travaux de l’Assemblée nationale après la déchéance de l’ancien bureau définitif dirigé par Jeanine Mabunda. Un ancien ministre originaire pourtant du même terroir que lui, s’est même permis –sans raison aucune- de mettre en doute sa véritable date de naissance. Il a évidemment été confondu par les services de la Commission électorale nationale indépendante –CENI- qui détient des informations fiables sur tous ceux qui ont concouru aux dernières joutes électorales.
En si peu de temps, cet ancien cacique du régime Mobutu a étalé sa grande expérience en matière de gestion des hommes et des institutions publiques. Face aux élucubrations des cadres du Front commun pour le Congo, Mboso Nkodia Pwanga a toujours eu les mots justes, pour les contredire. Tel est notamment le cas des compétences son bureau. En réaction aux insinuations des députés du FCC concernant les attributions du Bureau d’âge, le doyen Mboso a expliqué que les arrêts de la Cour Constitutionnelle sont clairs. Pour lui, son bureau agit conformément aux textes notamment la constitution, le règlement intérieur et les arrêts de la Cour Constitutionnelle.
A ce propos, il s’est énervé en disant que l’«on ne doit plus continuer à tromper l’opinion avec des mensonges. Oui, la constitution est claire, oui le règlement intérieur est clair, oui, les arrêts de la Cour Constitutionnelle sont clairs. Le bureau d’âge ne s’est pas attribué des compétences. Face à une situation exceptionnelle, nous avons recouru à l’institution compétente qu’est la Cour Constitutionnelle qui a la compétence de régler la vie politique nationale. Qui peut contester cette compétence à la Cour Constitutionnelle?, s’est-il interrogé. Et de poursuivre: « Alors, je pense que nous devons arrêter de tromper l’opinion nationale et internationale», a-t-il déclaré le mercredi 27 janvier 2021 lors de la plénière consacrée à l’examen de la motion de censure contre Sylvestre Ilunga Ilunkamba, chef du gouvernement.
Concernant la même controverse sur les compétences du bureau d’âge à statuer sur la motion de censure, Mboso Nkodia répond: «La haute cour avait habilité le bureau à exercer le contrôle parlementaire. Lors de l’ouverture de notre session extraordinaire, l’ordre avait été adopté avec ce point. Le gouvernement ne vient pas répondre au bureau d’âge, mais plutôt à la plénière qui l’avait investi. Il faut arrêter de tromper l’opinion», a-t-il précisé. Il se montre ainsi perspicace dès son installation au perchoir de l’Assemblée nationale après la déchéance de l’ancien bureau.
Un sage au perchoir
Christophe Mboso N’Kodia Pwanga est un homme politique congolais. Il est originaire de la province du Kwango. Diplômé en sciences politiques et administratives de l’Université de Lubumbashi, il fut élu commissaire politique du MPR Parti-État en 1977, et nommé membre du comité central du MPR en 1982. En 1990, à la faveur de la démocratisation, il crée avec Joseph Ileo le Parti démocrate et social chrétien (PDSC). Informé, Mobutu le rappelle et le fait ministre à plusieurs reprises entre 1990 et 1997 (santé publique, portefeuille de l’État, sports et jeunesse, agriculture). Après avoir été candidat à l’élection présidentielle de 2006, Christophe Mboso est actuellement député national et président d’un parti qui compte des députés au Parlement.

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