RDC/Office des Routes/Pour accroitre le rendement de cette entreprise publique, l’opération de mise en retraite est une nécessité

Par JMB

La Direction générale de l’Office des routes a poursuivi la mise en retraite entamée il y a quelques années. Plus de 1.100 agents ont été admis à la retraite au terme de nombreuses années de bons et loyaux services.
A ce sujet, le Directeur général de l’Office des routes (OR), Herman Mutima Sakrini, a expliqué que l’opération de mise en retraite de 1.100 agents et cadres de l’Office des routes est une nécessité pour le rajeunissement du personnel de son office dont près d’un quart est vieux de plus de 65 ans, pour un effectif de 4.199 agents dont 3.169 actifs, 14 agents en détachement, 15 en disponibilité et 1001 agents passifs. Cette opération, a-t-il ajouté, est conforme à la loi de 2016 relative à la mise en retraite des agents de carrière de l’Etat et conforme à la vision du président de la République, Félix Tshisekedi, de donner les emplois aux jeunes. Cette vision est relayée par le vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique, Jean Pierre Lihau.
Améliorer le rendement de l’entreprise
Dans ce cadre, le Directeur général a fait remarquer que cette mise en retraite est réalisée dans le but d’améliorer le rendement, étant donné que le vieillissement du personnel œuvrant dans les différentes directions constituait déjà une charge importante causant un préjudice au bon fonctionnement de son office. Ainsi, pour assurer la relève, le DG Mutima Sakrini, a dit avoir procédé en 2014 au recrutement de plus de 1.500 jeunes, toutes catégories de formation confondues, à travers un bureau neutre dont plus de 900 agents étaient retenus avec comme particularité d’avoir actuellement des directeurs âgés de moins de 40 ans.
Cependant, le Directeur général a déploré le comportement des retraités pour s’être mis ces jours à diaboliser le Comité de gestion, en l’accusant d’avoir procédé à un licenciement massif, alors que le processus a commencé depuis 2014 par la préparation de la relève avant la mise en retraite en 2017 pour la première vague, et en 2021 pour cette deuxième vague. Ces retraités, sans froid aux yeux, ont sollicité l’engagement de leurs enfants tout en se cramponnant sur leurs positions d’émarger sur des listes du personnel actif avec les mêmes avantages qu’avant, une manière pour eux d’asphyxier l’Office des routes. Ils ont rejeté toutes les pistes de solution pour le paiement des décomptes finals, notamment le choix d’une de trois alternatives à savoir, le paiement par acomptes des décomptes finals; un salaire dépourvu des avantages dus au personnel actif et le paiement des décomptes endéans 48 heures avec recommandation de s’en remettre à l’Etat employeur.
Le savoir-faire du Comité Mutima
Le Comité de gestion dirigé par Herman Mutima Sakrini a, en ce qui concerne les travaux d’infrastructures, entretenu en 2019, un linéaire de 2.951,85 km contre les prévisions 2.917 km dont 2.703,85 en régie par les brigades de l’Office des routes sur les prévisions de 2.559 km, soit un taux d’exécution de 106% et 248 km en entreprise. Dans le même cadre, l’Office des routes a construit et réhabilité 30 ponts dont 22 en régie et 8 en entreprise, modernisé et bitumé 90,3 km des routes sur la route nationale no 1, tronçon Lovua-Tshikapa-Kamuesha.
S’agissant du matériel flottant actif, l’effectif s’est élevé à 175 bacs, soit une augmentation de 18 unités par rapport à 2018. Ce bilan explique à suffisance les qualités managériales du Directeur général de l’Office des routes qui a la charge de gestion de 58.129 km des routes nationales avec des ouvrages connexes.

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