RDC/L’INPP glisse sur une pente dangereuse,le DG ai se livrerait à une véritable chasse à l’homme

Par Dame de Fer

Il avait fallu au Directeur général sortant beaucoup de perspicacité et de doigté dans la gestion de cet établissement public. Lentement mais sûrement, il avait réussi à remettre sur les rails l’Institut national de préparation professionnelle, au point d’en faire une référence en Afrique en matière de formation des apprenants. C’est sa bonne gouvernance qui lui avait attiré l’appui et le soutien des organisations internationales. Depuis son départ intervenu il y a quelques semaines seulement, les agents et cadres déplorent le fait que l’INPP serait en train de glisser sur une pente dangereuse. C’est comme si, indique-t-on, l’actuelle ministre chargée de l’emploi, travail et prévoyance sociale, de surcroit ancienne Directrice générale adjointe de cet établissement public, et le Directeur général intérimaire actuel, Patrick Kayembe Nsumpi, n’auraient attendu que cette heure pour se livrer aux règlements de comptes et au non-respect des textes régissant l’INPP. C’est entre autres le cas de l’article 27 qui est foulé aux pieds avec les nouvelles nominations, affectations et dégradations des cadres et agents signées par le Dg ai. Les décisions du conseil d’administration du 7 juillet 2021 sont mises au placard.
L’on cite l’exemple d’un agent autrefois révoqué pour disparition des ordinateurs, don de l’agence japonaise de coopération internationale –JICA- qui, depuis le 13 août, a été réhabilité et nommé gestionnaire du budget à la direction du Haut-Katanga. Par contre, le sous-Directeur Ngoy Matand a été dégradé comme formateur.
Les statuts de l’INPP négligés
Ces mouvements du personnel, du reste déjà interdits par le chef de l’Etat, Félix Tshisekedi depuis janvier 2019, découlent du non-respect de l’article 27des statuts de l’Institut national de préparation professionnelle. En effet, cet article dispose que « Le ministre de tutelle reçoit les convocations aux réunions du conseil d’administration et, dans les conditions qu’il fixe, les copies des délibérations du conseil d’administration. Les délibérations et les décisions qu’elles entraînent ne sont exécutoires que dix jours francs après leur réception par l’autorité de tutelle, sauf si celle-ci déclare en autoriser l’exécution immédiatement.
Pendant ce délai, l’autorité de tutelle a la possibilité de faire opposition à l’exécution de toute délibération ou décision qu’elle juge contraire à la loi, à l’intérêt général ou à l’intérêt particulier de l’Institut.
Lorsqu’elle fait opposition, elle notifie celle-ci par écrit au président du conseil d’administration ou au directeur général de l’Institut suivant le cas, et fait rapport au Premier ministre.


Si le Premier ministre n’a pas rejeté l’opposition dans le délai de quinze jours francs à dater de la réception du rapport dont question à l’alinéa précédent, l’opposition devient exécutoire. ».
Pourtant, les agents et cadres avouent que l’actuelle ministre Claudine Ndusi qui connaît pourtant parfaitement cette disposition, garde un silence coupable et laisse les mains libres au Directeur général intérimaire d’agir comme bon lui semble. Elle qui se réclame de l’AFDC de Modeste Bahati, ne tient même pas compte de l’éthique lui enseignée par cette formation politique. Cela revient à dire si l’on n’y prend garde, l’avenir de l’Institut national de préparation professionnel s’annonce très sombre.

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