Au lieu de se conformer aux textes en vigueur:Dominique Migisha,le Conseiller en charge du numérique à la Présidence terrorise la Direction générale de l’ONIP !

Par Messianah B

L’opinion tant nationale qu’ internationale se rappelle que c’est par le Décret n° 011/48 du 3 décembre 2011 qu’avait été créé un établissement public dénommé «Office National d’Identification de la Population »–ONIP. Il s’agit d’un établissement public à caractère administratif et technique doté de la personnalité juridique et de l’autonomie financière. Dans les conditions prévues par les lois et règlements, l’Office est chargé notamment de l’identification systématique et effective de la population; la constitution et l’entretien du fichier général de la population; la délivrance de la carte d’identité nationale et d’autres imprimés produits à partir de la base de données du fichier général de la population; la réalisation, par lui-même ou par un tiers, des études sur l’évolution des méthodologies, de la constitution et de l’entretien du fichier général de la population, d’une part, et de la production des imprimés produits à partir de la base de données du fichier constitué, d’autre part; émettre des avis sur la politique de l’Etat en matière de constitution et de gestion du fichier général de la population.
Dans ce Décret, il n’est nulle part fait mention d’une quelconque structure qui viendrait se substituer à l’Office national d’identification de la population. Au contraire, toutes les missions sont clairement confiées à cet établissement public dirigé aujourd’hui par Richard Ilunga en qualité de Directeur général. Au lieu de comprendre cette situation, le conseiller spécial du chef de l’Etat chargé du Numérique s’accroche, comme à une bouée de sauvetage, à une structure parallèle mise curieusement en place le 10 novembre 2020 par le VPM de l’Intérieur et sécurité, Gilbert Kankonde. Cette structure n’est autre que le Système national d’identification digitale-SNID. Et lorsque des observateurs avertis lui font remarquer qu’il ne peut en aucune manière prendre contact avec les partenaires de la RDC, notamment la Banque africaine de développement-BAD-, le conseiller spécial monte sur ses grands chevaux et se met en colère. Surtout, par ailleurs, lorsqu’on lui fait observer que sa structure parallèle ne peut pas du tout se prévaloir le droit de vouloir, à terme, identifier et constituer le fichier général de la population et délivrer la carte d’identité, il a visiblement du mal à comprendre et accepter un fait qui ne peut faire l’objet d’un quelconque marchandage.
Des menaces éhontées
Et sans hésiter le moins du monde, il va jusqu’à proférer des menaces à peine voilées à l’endroit de la Direction générale de l’ONIP, arguant que s’en prendre à lui, revient à s’en prendre directement à l’institution Présidence de la République dont il fait partie. Comme si l’on ne peut faire des observations fondées à un conseiller, fut-il spécial, du chef de l’Etat, dès lors qu’il s’emploie à semer la confusion dans les attributions dévolues uniquement à l’Office national d’identification de la population.
Quoi qu’il en soit, le Décret portant création, organisation et fonctionnement de l’ONIP est clair dans ses dispositions. Nulle part, l’on ne parle d’une nébuleuse qui travaillerait parallèlement avec cet établissement public. Qu’il ne confonde donc pas les choses : le Numérique est un secteur important en ce XXIè siècle. Le conseiller en charge dudit secteur a donc fort à faire, au lieu de chercher à s’immiscer dans la gestion d’un établissement public qui, seul, est habilité à identifier la population, à constituer le fichier général et à délivrer la carte d’identité nationale.

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