RDC/A cause de son refus de payer le FPI,Kin-Kiey Mulumba bientôt sans domicile fixe

Par LA RÉSISTANCE


La Direction générale du Fonds de promotion de l’industrie -FPI- est passée depuis quelques mois à la vitesse supérieure dans son programme de récupérer les sommes détenues par des insolvables. Déjà, de nombreux biens meubles et immeubles ont été arrachés par la justice à leurs propriétaires qui n’ont jamais voulu honorer leurs engagements vis-à-vis de l’établissement public placé sous la direction de Patrice Kitebi. Ainsi, malgré les manœuvres de certains créanciers, le Directeur général ne faiblit pas.
C’est ainsi que Tryphon Kin-Kiey Mulumba, par exemple, pourrait se retrouver bientôt sans domicile fixe (SDF). Suite à son insolvabilité à l’égard du Fonds de promotion de l’industrie, sa belle résidence est en phase d’être vendue aux enchères. Il s’agit là d’une des conséquences du dernier assaut juridique lancé par le FPI contre les promoteurs insolvables comme lui.
La loi est dure mais c’est la loi. Il peut beau avoir été le dernier ministre de l’information du maréchal Mobutu, ministre des PTNTIC et des Relations avec le Parlement sous le mandat de Joseph Kabila, rien n’y fait. Kin-Kiey Mulumba devra faire face à la saga judiciaire qui l’oppose au FPI depuis plusieurs mois.
L’orgueil ne paie jamais
La situation s’annonce donc très mal pour le président du parti politique  » Kabila Désir « . D’autant qu’au lendemain de la saisie de ses comptes bancaires le 10 février 2021, c’est autour de sa résidence situé sur les hauteurs de Binza d’être visée.
L’Huissier de justice près la Cour d’appel de Kinshasa-Gombe, Me Ingombe Bolalokula Blaise, a informé à ce sujet le Délégué pour le Grand Bandundu du regroupement politique Cap pour le Changement CACH, de son commandement aux fins de saisie immobilière daté du 15 mars 2021.
Un délai de 20 jours a été accordé à Kin-Kiey Mulumba pour qu’il s’acquitte de sa dette de 669.887 USD auprès du FPI, contractée depuis 2009.  » Au cas contraire, sa résidence de l’avenue général Mika n° 1, quartier UPN dans la commune de Ngaliema, sera saisie et que l’acte du commandement sera publié à la Circonscription foncière de Ngaliema à Kinshasa par le Conservateur des Titres immobiliers pour valoir à partir de cette publication saisie réelle de l’immeuble visé « , renseigne-t-on.
L’on apprend enfin qu’après la saisie de ses comptes bancaires, il a été constaté que le fondateur de Le Soft International n’avait que 5 mille dollars.  » La valeur du prêt étant de plus d’un demi-million USD, c’est la résidence hypothéquée qui va ainsi régler cette affaire « , précise le FPI.
Patrice Kitebi bénéficie du soutien de la société civile Dans son programme visant les débiteurs insolvables du Fonds de promotion de l’industrie, le DG Patrice Kitebi bénéficie du soutien des forces vives de la nation qui ont décidé de faire une véritable clameur publique autour de ce dossier.
En première ligne dans ce combat, Christophe Ngoy, le président de la Société civile de la RDC. L’activiste est connu pour son combat contre la corruption, le détournement de deniers publics mais surtout le respect des droits de l’homme.
A haute voix, Ngoy rappelle que dans un état de droit, la justice doit soutenir le FPI dans ce combat.  » Nous sommes dans un état de droit. Et la Justice doit soutenir le FPI dans sa quête de recouvrement « , a-t-il insisté.
Son organisation a déjà lancé l’alerte. Elle est déterminée à accompagner le Fonds de promotion de l’Industrie pour l’aider à contraindre les débiteurs véreux à s’exécuter. Les mauvais payeurs détiennent près de 150 millions de dollars du Fonds. Mais depuis que la Société civile a décidé de s’associer à la traque, ils ne savent plus à quel saint se vouer. Hier de mèche avec l’ancienne équipe dirigeante qui régnait sur les finances de cet établissement public comme un bien sans maître, aujourd’hui, le passé les rattrape.
D’importantes sommes toujours entre les mains des insolvables
Des millions de dollars sont toujours détenus malheureusement par quelques débiteurs insolvables du FPI. Pourtant, la justice est déjà saisie et s’active sur le dossier pour aider l’État congolais, à travers le FPI, à récupérer cet argent du contribuable congolais.
Avec l’appui désormais de la société civile et du gouvernement, ces condamnés en sursis se rapprochent de plus en plus de la prison.
Pour preuve, il s’observe une débandade totale dans leur camp surtout qu’ils tentent sans succès, depuis un temps, de retourner l’opinion contre Patrice Kitebi. Conséquence, ils s’enfoncent davantage au lieu de gagner dans l’opinion. A lire prochainement, Peter Kazadi soutient le mal et empêche les projets Tshilejelu

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