RDC/A en croire des sources généralement bien informées,l’ANR n’est toujours pas bancarisée,des fictifs signalés !

Par Antoine Kabwe

Les agents réels de l’Agence Nationale de Renseignements –ANR- s’attendaient à ce que le changement intervenu à la tête de cet important service de l’Etat, soit également accompagné des nouvelles méthodes de travail et de leur traitement. En d’autres termes, ils espéraient que la nouvelle direction allait leur permettre de fonctionner dans un environnement débarrassé d’anciennes pratiques. Hélas, leurs espoirs pourraient s’envoler du jour au lendemain d’autant que les antivaleurs semblent avoir la peau dure à l’agence nationale des renseignements.
Il y a quelques jours, les sources proches de ce service de l’Etat dénonçaient les agissements de l’agent payeur qui, sans vergogne et surtout, sans craindre quoi que ce soit, abuse des ressources financières de l’ANR comme bon lui semble. A présent, les mêmes agents ne s’expliqueraient pas que leurs salaires, de surcroit très maigres, ne soient pas payés par la voie bancaire comme cela se fait pour d’autres fonctionnaires de l’Etat. Pour eux, si cette opération ne se fait pas encore pour eux, ce serait pour couvrir les fictifs qu’ils auraient détectés dans leurs rangs, et qui seraient grassement payés à leur détriment.
Les agents se souviennent toujours de la deuxième République où ils furent soignés aux petits oignons, ce qui leur donnait la possibilité de mieux remplir leurs missions. Non seulement que leurs émoluments leur permettaient de bien vivre avec leurs familles et de se loger décemment, mais, en plus, d’autres avantages leur étaient régulièrement payés par les autorités du pays.
Certes, même pendant le régime précédent, ils avouent que des avantages leur étaient réservés par les autorités, sans toutefois leur parvenir, puisqu’ils prenaient une direction inconnue. Ainsi, pour éviter le désarmement moral au sein de l’ANR, les agents et cadres demandent à leur nouvel AG, Inzun Kiak, la bancarisation de leurs salaires et leur réajustement, ainsi que la désignation d’un nouvel agent payeur. Bref, ils souhaitent que leurs conditions de vie et de travail soient nettement améliorées. Enfin, ils demandent que l’administrateur général sollicite du chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, l’autorisation d’effectuer une nouvelle mise en place des responsables de sécurité dans les provinces –les Redocs- et dans les représentations diplomatiques de la RDC à l’étranger. L’objectif est d’écarter tous ceux qui se sont distingués par des abus flagrants dans l’exercice de leurs fonctions.

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