RDC/Ituri : Le surpeuplement de la prison centrale de Bunia inquiète l’acteur politique Christian SHAURI

Par Duani Soborabo

La prison centrale de Bunia, compte à ces jours plus de 1800 détenus au lieu de 250 sa capacité normale. De surcroît parmi eux, il y a 1 333 prévenus et seulement 473 condamnés. Cette situation risque d’être une cause de plusieurs cas des maladies et de morts suite à un étouffement et à la propagation rapide des maladies.
Les droits humains, à ce stade, sont violés intentionnellement au vu et au su des autorités provinciales qui devraient pourtant faire du mieux possible pour trouver une solution urgente à ce problème rapporte l’acteur politique de l’Ituri, Christian SHAURI.
« Nous remarquons qu’il y a plus des arrestations que des libérations. Nombreux sont arrêtés pour des faits bénins qui nécessitent la position de la justice pour décanter cela, mais curieusement rien n’est jusque là fait. Tout en saluant la justice militaire du travail qu’elle est entrain de faire, nous lui rappelons aussi de traiter avec rapidité les dossiers transférés par les parquets civiles pour libérer les innocents et condamnés les coupables. Il ne suffit pas seulement d’arrêter, mais, il faut aussi songer à la libération car le droit vous donne la force majeure de libérer et d’arrêter selon les circonstances.
Nous demandons, sans délai, le désengorgement de cette prison et son appui en produits pharmaceutiques car il y a aussi rupture de stocks des médicaments et l’absence d’eau au sein de cette maison carcérale. » a indiqué Christian SHAURI à flashinfoplus.com

Par ailleurs, sur plus de 1800 détenus, il ya 45 femmes et 46 enfants.

Il faut noter également que même la grâce présidentielle concerne seulement les condamnés et non les prévenus qui sont majoritaires dans cette prison. Il convient donc aux instances judiciaires de la province à compétence de traiter les dossiers des prévenus avec une célérité totale dans le but de vider ce lieu réservé aux indisciplinés des ordres nationaux.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *